A propos

Je cherche des perspectives pour un monde vivable. Je travaille depuis le point de vue d’une humaine cherchant à se relier à l’ensemble du vivant.

De ce fait, mes travaux s’inscrivent souvent dans une temporalité lente, quotidienne, avec des gestes ou des matériaux qui peuvent être perçus comme modestes ou fragiles (graine, terre, chiffons, crayons de couleur, etc.) quoi qu’ils me semblent à moi infiniment précieux. J’essaye de produire le moins d’objets possible et cherche plus volontiers la métamorphose. J’ai confiance dans le temps et les choses trouvées pour approfondir et densifier mon propos. Mes projets s’enfantent les uns les autres.

Ma pratique s’inscrit dans le champ de la performance, du processus, avec quelque chose qui vient de l’art brut et qui va vers l’installation. J’aime bien la notion d’objets relationnels développée par Lygia Clark.

Certains signes m’émeuvent plus que d’autres : les mots, les corps, le sombre et le brillant, le glanage et la schmatologie. Je les assemble comme pour écrire une langue, sur des interstices, je fais des expériences. J’essaye de recoudre la société sur une base sorcière et me reconnais dans l’écoféminisme de la philosophe Émilie Hache.

Je m’attache à créer des histoires qui changent le monde, et pour cela je m’appuie sur des compagnonnages de pensées et/ou de sensibilités avec Dona Haraway (natureculture), Starhawk (le pouvoir du dedans), Judy Chicago (la Womanhouse), Baptiste Morizot (les communautés d’importance), Paul B. Preciado (la potentia gaudi)

J’aime beaucoup développer des collaborations avec d’autres artistes.

Mon travail a été présenté à Paris et en Île de France par la Fondation Ricard, Jeune création, la galerie Jean-Collet, la chaire Beauté(s)/Université PSL, à Saint-Étienne par la galerie Les Limbes, à New-York par la Cathedral St-John The Divine. Certains de mes dessins ont rejoint les collections du domaine de La Richardière et du galeriste Thaddaeus Ropac.

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