Parcours & contact

[english below] J’aime éclairer nos zones d’ombres pour y déceler le merveilleux. Je m’intéresse particulièrement au corps sédimenté-fragmenté et à l’identité mouvante, sujets que j’explore avec les moyens de la poésie, des arts plastiques et du dialogue. Pour moi, écrire ou appliquer de l’or sur des cicatrices relève exactement de la même énergie.
Entre les lignes, mon travail parle des marques que les expériences que nous faisons laissent sur notre corps, et d’un autre côté je me demande quelles marques nos corps laissent dans la matière. Par exemple, si on pense à un céramiste qui tourne un bol, on peut se demander quelle empreinte sa main laisse dans la terre, mais aussi ce que la terre laisse dans la main du potier.
Je veux proposer une manière alternative de regarder le monde. Si on admet que l’on peut voir de l’or quand on regarde une cicatrice, si ça peut être vrai pour un corps, alors ça peut être vrai pour tout, et le monde peut être un endroit merveilleux pour vivre. Je crois que cela dépend beaucoup de la manière dont on le regarde.

Diplômée de l’Ecole du Louvre en histoire de l’art et art contemporain (1999) et en muséologie (2000), j’ai d’abord exercé comme journaliste au sein du magazine Métiers d’art (2000-2005) – titre aujourd’hui disparu. Cela m’a permis d’entrer dans de nombreux ateliers pour y rencontrer des artisans d’art, des savoir-faire, des gestes et des matières. C’est comme ça que j’ai découvert le kintsugi.

Parallèlement j’ai développé une écriture personnelle qui a abouti à la publication de nouvelles (2002) puis de mon premier roman-poème, Nuits, aux éditions Gaspard nocturne (2014). Je travaille actuellement sur un second livre. J’anime aussi les ateliers d’eXpérimentations poétiques, Prendre corps, qui utilisent le corps comme matière première d’une écriture poétique

contact[at]helenegugenheim.com

I like to cast light into our darker areas, to reveal the wonders that hide in our shadows. I am interested in our fragmented bodies and shifting identities. I explore these subjects with poetry, visual art and dialogue. For me, writing or applying gold to scars is the same thing exactly, the same energy.
Between the lines, my work as a visual artist or a poet is about marks made by experience, what marks materials leave on us and, on the other hand, what marks bodies leave on materials. By way of example, one can think about a potter, who makes a bowl on his wheel. What marks does the potter’s hand leave on the bowl and what marks does the bowl leave on the potter’s hand?
I also want to propose an alternative way of observing the world. If you admit that you see gold when you look at a scar, if that can be true for a body, then it can be true for everything, and the world can be a wonderful place to live in. Everything depends on the way you observe it.
I am a graduate of the École du Louvre and after that have worked for years as a journalist at a French magazine about crafts, learning about different craftsmen’s methods, materials, and histories. This is how I discovered kintsugi.
My first book, a poetry-novel, Nuits has been published by Gaspard Nocturne in 2014. I am currently writing my second and I conduct a creative workshop, Prendre corps.