Le protocole

[english below] La personne qui porte le(s) cicatrice(s) se voit offrir par l’artiste, un pot de miso. Il lui est demandé d’ingérer quotidiennement une soupe miso, 3 jours avant et 3 jours après la réalisation du protocole.

  • La personne qui porte le(s) cicatrice(s) entre dans un espace architecturé où elle retire ses vêtements, sans oublier ses bijoux, de manière à se trouver entièrement nue. Puis, elle réalise un quart de tour sur la gauche en deux temps.
  • La personne qui effectue la dorure entre dans l’espace, elle est vêtue avec sobriété, ses mains sont nues. Elle applique la feuille d’or sur le(s) cicatrice(s). Une parole peut avoir lieu mais elle doit concerner l’essentiel, être calme, mesurée. La personne qui effectue la dorure quitte l’espace.
  • La personne qui porte le(s) cicatrice(s) dorée(s) reste parfaitement immobile. Peu à peu, sa respiration s’accentue et elle peut commencer à bouger comme elle le souhaite. C’est un temps dédié à son expression personnelle.
  • Lorsque la personne qui porte le(s) cicatrice(s) dorée(s) s’immobilise et regarde dans la direction de la personne qui effectue la dorure, celle-ci revient dans l’espace pour ôter la dorure. Elle dépose ce qu’elle peut des fragments d’or sur le coussin à dorer.
  • La personne qui porte le(s) cicatrice(s) remet ses vêtements et quitte l’espace architecturé.
  • L’artiste met les restes d’or dans un flacon transparent contenant de l’alcool qui est marqué du prénom et de la date du jour, puis ce flacon est remis à la personne qui porte le(s) cicatrice(s).

L’ensemble du processus est documenté par un film et un reportage photographique.

The scar bearer is given a miso pot by the artist, and is asked to eat some daily for three days, before and after the realisation of the protocol.

  • The scar bearer enters an architectured space where he or she takes his/her clothes off, including any jewelry, in order to be complety naked. Then, he or she makes a quarter-turn in two times.
  • The gilder then enters the space, soberly clothed, bare hands. He or she applies the gold leaf on the scar. Some words can be exchanged, but must remain on the essential and be calm, measured. The gilder leaves the room.
  • The golden scar bearer stays perfectly still as a film of the golden scar is captured. Gradually, the breathing intensifies and the scar bearer can follow his or her natural motion. It is a time dedicated to personal expression.
  • When the scar bearer stands still and look in the direction of the gilder, the latter comes back in the space to take the gilding off. The gilder place some of the gold fragments on the gilding cushion.
  • The scar bearer puts the clothes back on and leaves the architectured space.
  • The artist puts the gold fragments in a glass tube filled with alcohol which is then labelled with the scar bearer’s name and the date, and finally returned to the scar bearer.

The entirety of the proccess is documented with a movie and a photographic report.